Extrait de « chemins, fougères et détours : un tour du monde en Ardèche »

 

« …Assis près de la fenêtre, je contemple la ruelle déserte dont je ne vois qu’une infime parcelle, le ciel de la nuit qui s’avance, écrasante. Un jour nos yeux se fermeront et nous ne verrons même plus ces choses si simples, dérisoires, qui ne sont même pas des évènements, épopées cependant auxquelles nous devrions demeurer attachés. Une ruelle, de la boue, de la neige, les franges d’un soleil. Un jour. La petite maison au bord de la route, la petite maison arrêtée contre les étoiles, comme au bout de la vie où j’entends respirer chaque pierre. La vie lumineuse est dans la vie banale la toute petite vie que le hasard a déposé pour nous… »